Circuit touristique

Pour Marguerite

La proposition artistique de Michel Saulnier s’articule principalement autour d’une ronde-bosse figurant un ourson schématisé, dressé sur une patte. Largement ajourée, la composante sculpturale est constituée d’aluminium déployé, moulé à partir d’une matrice de bois. De moyenne envergure, elle s’élève sur 125 cm de haut. Celle-ci est déposée au sommet d’une sphère d’aluminium chaudronnée (environ 60 cm de diamètre), au bout d’un cône incurvé de même nature (16 cm de haut). Tous trois sont soudés entre eux pour former une entité structurale intégrale.

L’ensemble sculptural surmonte le dôme de la tourelle de la Villa des Marguerites. Au sommet du dôme, l’artiste est aussi intervenu avec un revêtement de tôle, reprenant la technique de la tôle à la canadienne et il a coiffé le sommet d’un motif de pétales d’une fleur. Dans son ensemble, l’œuvre pèse tout au plus quatre kilos.

Œuvre d’histoire et de mémoire, Pour Marguerite fait écho à la fille des premiers Landry à avoir habité la maison, qui mourut en bas âge. Elle met en scène l’histoire d’un ourson fictif qui aurait pu être le sien et qui, comme une vigile en sa mémoire au sommet de la maison familiale, marche « sur une planète et circule paisiblement entre les étoiles ». Immortalisant celle en l’honneur de qui le nom de la villa fut donné, l’œuvre veut aussi proposer une allégorie plus générale de l’enfance par le sujet employé, mais aussi en induisant la notion de jeu dans la posture de l’ourson. Elle propose également une réarticulation du concept architectural d’épi de faîtage, prenant place et fonction de celui-ci tout en marquant la nouvelle vocation du lieu dans une signature contemporaine, accessible et ludique. L’œuvre s’inscrit dans la poursuite de la démarche de l’artiste où la figure réinventée et l’idée de la constellation s’inscrivent comme éléments fondateurs récurrents.

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