Circuit touristique

La gare de Rivière-Blanche

La gare de Rivière-Blanche présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Le bâtiment témoigne de l’histoire des transports ferroviaires dans l’Est du Québec. La ligne de chemin de fer Mont-Joli – Matane, exploitée par la compagnie privée Canada Gulf and Terminal Railway, est inaugurée en 1910. Elle constitue le premier tronçon d’une ligne qui devait rejoindre Gaspé. Depuis l’arrêt des services sur cette ligne en 1978, les gares et les abris ont été détruits. La gare de Rivière-Blanche constitue le dernier témoin de ces activités ferroviaires.

La gare de Rivière-Blanche présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. Le bâtiment est un exemple de gares de petite et moyenne envergure, qui se caractérisent par leur volumétrie simple à un étage ou un étage et demi, leur toiture à croupe sans lucarne, leurs larmiers parfois débordants et leur parement de bois. Il subsiste très peu d’exemples de ces gares, qui étaient présentes dans tout le Québec au début du XXe siècle. Celle de Rivière-Blanche, d’une architecture soignée, se trouve dans un excellent état de conservation.

La gare de Rivière-Blanche aurait vraisemblablement été construite en 1908 dans la municipalité de Saint-Ulric, à l’endroit appelé Rivière-Blanche. Après l’arrêt des services en 1978, la gare de Rivière-Blanche est alors vendue à un particulier. Menacé de démolition, le bâtiment est racheté par la journaliste et écrivaine Pauline Cadieux (1907-1996). Elle y aménage un musée ferroviaire au cours des années 80. Le bâtiment, dernier témoin de l’activité ferroviaire du Canada and Gulf Terminal Railway, est transporté dans la ville de Mont-Joli en 1998, où il fut transformé en bureau d’information touristique. En 2010, l’administration municipale, soucieuse de conserver l’intégrité architecturale du bâtiment, décide de l’installer sur ce site, de la restaurer et de la mettre en valeur.

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